Why so many people feel “There is nothing for you here.”
Why so many people feel “There is nothing for you here.”
Fiona Hill served as an advisor to three US Presidents. She wrote “There is Nothing for You Here: Finding Opportunity in the Twenty-first Century” after leaving the Trump administration. Her appearance as a witness at the televised hearings of the first Trump impeachment proceedings took her out of the relative anonymity of public service and research institutes into the glare of public media.
Dr Hill’s book is both personal and profound. The daughter of a former coalminer and a nurse in Yorkshire in the north of Britain, she moved from the coal house to the White House, by taking opportunities to study. Fluent in Russian, she gained a deep understanding of Russian society and co-authored an earlier book on Vladimir Putin.
The essential point she develops in the narrative of her own journey is that three nations she knows well – Britain, the United States and Russia – have in common the existence of entire regions left behind by economic and social change. The people of those regions in all three nations feel there is nothing for them; and they respond readily to the empty promises of populists. For Hill, having observed both Putin and Trump up close, they are both of a kind in their cynicism and readiness to manipulate. Her account of the infamous Helsinki summit would be amusing were it not so serious.
Hill develops a compelling case for the fundamental importance of education in enabling young people from all the strata of their societies to find opportunity in this 21st century of rapid change. Along the way, she cites some alarming statistics about how methodology used in the UK during the covid pandemic took away educational opportunities from those for whom public education systems held out their best hopes.
Hill’s book was published as I wrote the final chapter of my book ‘Dancing before Storms’, wrestling with the question, after tracing the history of five revolutions that shaped today’s world, as to why elites keep on ignoring the obvious. Why do they keep ‘Dancing before storms’?
I also asked the question at the end of my book: ‘What is to be done’?
Hill endeavours, with considerable authority and solid research, to propose a series of solutions, outlining what individuals can do wherever they are in each of their societies. My only thought was that she could have stated more emphatically the need for people to act collectively through organisations and movements of civil society. My guess is that she would not disagree.
Dr Fiona Hill has just taken up office as Chancellor of Durham University.
Note: Just read John West’s review of Martin Wolf’s new book: ‘The Crisis of Democratic Capitalism’. John West writes: ‘At the heart of Wolf’s book is a symbiotic relationship between democracy and the market economy which is failing. And because it’s failing economically, it’s also failing politically, leaving us open to profoundly antidemocratic forces… Wolf notes that democracy is only a recent phenomenon in world political history, having only appeared in the past century or so. He sees it as a product of the industrialisation, urbanisation, and rising education standards associated with the Industrial Revolution.’
West continues: ‘One factor has been a long period of de-industrialisation, weak economic growth, and, in many countries, rising inequality. These trends disadvantage the working class and lower middle class in many societies, which have become disaffected…..
Wolf regards democracy as one of the great inventions of humankind, as it offers prosperity, freedom, and human dignity in contrast to other politico-economic systems. [But] democratic capitalism has only been with us for a very short period of human history’.
Fiona Hill’s story of her personal journey and the lessons she drew from it made the same essential point. My book addressed the same issue from the angle: ‘if you keep dancing, you risk losing your heads’. But are any of these messages getting through?
Pourquoi tant de gens ont-ils la sensation qu’« Il n’y a rien pour vous ici »
Fiona Hill a été conseillère de trois présidents américains. Elle a écrit : « There is Nothing for You Here : Finding Opportunity in the Twenty-first Century » (II n’y a rien pour vous ici : trouver des opportunités au XXIe siècle) après avoir quitté l’administration Trump. Son apparition en tant que témoin lors des auditions télévisées de la première procédure de destitution de Trump l’a sortie de l’anonymat relatif du service public et des instituts de recherche pour l’exposer à la lumière des médias publics.
Le livre de la Docteure Fiona Hill est à la fois personnel et profond. Fille d’un ancien mineur de charbon et d’une infirmière du Yorkshire, dans le nord de la Grande-Bretagne, elle est passée de la maison du charbon à la Maison-Blanche, saisissant ainsi la possibilité de poursuivre des études. Son haut niveau de russe lui a permis d’acquérir une connaissance approfondie de la société russe et a coécrit un livre sur Vladimir Poutine.
Le récit de son propre parcours s’articule essentiellement autour du fait que trois pays qu’elle connaît très bien (la Grande-Bretagne, les États-Unis et la Russie) ont un point commun, à savoir l’existence de régions entières laissées pour compte par les changements économiques et sociaux. Dans les trois pays, les populations de ces régions ont la sensation qu’il n’y a rien pour eux. Ils sont alors facilement réceptifs aux promesses vaines des populistes. Selon Hill, qui a pu observer Poutine et Trump de près, ces deux personnes ont en commun leur cynisme et leur volonté de manipuler. Son rapport du tristement célèbre sommet d’Helsinki serait amusant s’il n’était pas si sombre.
Hill expose un argument convaincant en faveur de l’importance fondamentale de l’éducation pour les jeunes de toutes les couches de la société, en tant que source d’opportunités au XXIe siècle, une époque marquée par des changements constants. En parallèle, elle cite des statistiques alarmantes sur la manière dont la méthodologie utilisée au Royaume-Uni pendant la pandémie de Covid a privé d’instruction ceux en qui les systèmes d’éducation publique avaient placé tous leurs espoirs.
Le livre de Hill a été publié alors que j’écrivais le dernier chapitre de mon livre « Dancing before Storms » (Danser avant l’orage). Après avoir retracé l’histoire de cinq révolutions qui ont façonné le monde d’aujourd’hui, j’étais aux prises avec la question de savoir pourquoi les élites continuaient d’ignorer l’évidence. Pourquoi continuent-ils à « Dancing before storms » ?
J’ai également posé la question à la fin de mon livre : « Que faire » ?
Hill s’efforce, avec une autorité considérable et de solides recherches, de proposer une série de solutions, en donnant un aperçu de ce que les individus peuvent faire au sein de leur société, quel que soit leur lieu de vie. La seule chose qui me vient à l’esprit est qu’elle aurait pu insister plus fortement sur la nécessité d’agir collectivement à travers les organisations et les mouvements de la société civile. Je pense qu’elle ne serait pas en désaccord.
La Docteure Fiona Hill vient de prendre ses fonctions de chancelière de l’Université de Durham.
Remarque : Je viens de lire la critique de John West sur le nouveau livre de Martin Wolf : « The Crisis of Democratic Capitalism » (La crise du capitalisme démocratique). John West écrit : « Au cœur du livre de Wolf se trouve une relation symbiotique entre la démocratie et la défaillance de l’économique de marché. Ce dysfonctionnement économique engendre un dysfonctionnement politique, qui nous expose à des forces profondément antidémocratiques… Wolf attire l’attention sur le fait que la démocratie est un phénomène récent dans l’histoire politique du monde, puisqu’elle n’est apparue qu’au siècle dernier. Il la voit comme un produit de l’industrialisation, de l’urbanisation et de l’élévation des niveaux d’éducation associées à la révolution industrielle.
West poursuit : « L’un des facteurs a été une longue période de désindustrialisation, une faible croissance économique et, dans de nombreux pays, une accentuation des inégalités. Ces tendances désavantagent la classe ouvrière et la classe moyenne inférieure dans de nombreuses sociétés qui montrent désormais leur mécontentement.
Wolf considère la démocratie comme l’une des grandes inventions de l’humanité, car elle offre prospérité, liberté et dignité humaine contrairement à d’autres systèmes politico-économiques. [Mais] le capitalisme démocratique est un phénomène très récent dans l’histoire de l’homme ».
L’histoire de Fiona Hill décrivant son parcours personnel et les leçons qu’elle en a tirées ont fait ressortir le même point fondamental. Mon livre aborde la même question depuis la perspective : « si vous continuez à danser, vous risquez de perdre la tête ». Mais, est-il possible de faire passer certains de ces messages ?