Rebellions, Revolutions

Readers of Dancing Before Storms: the story of five revolutions often ask: ‘where do you think the next revolution will start?’.

A few weeks ago, I thought ‘probably Russia’. Wagner’s thuggish frontman said so publicly. Then came his rebellion last weekend against Russian generals. There is speculation in every media – TV, print, social – about what will happen next.

I made several points in the book that are relevant here:

  • Revolutions, ie the overthrow of a regime, are generally preceded by rebellions displaying major discontent, take the Stamp Act rebellion in the American colonies, or the Boxer Rebellion in Imperial China.
  • Revolutions are almost always concomitant with wars: with Austria and Britain then across Europe during the 10 years of the first French Revolution. And of course, World War I sealed the fate of the Romanov Tsars
  • The consequences of revolutions are always unpredictable: see the book’s account of the 1848 revolutions across Europe.

Speaking of the Wagner group and other Private Military Companies (PMCs), it worth recalling the role of private armies in the colonial era. The book relates how the British East India Company, with a bigger army than Britain’s official one, was nationalized in the wake of the Opium Wars leading to the takeover of Hong Kong. Profit-making mercenary groups are not new!

Wagner’s rebellion and march on Moscow was last weekend’s big story.

Then this week, the police shooting of a 17-year-old unlicensed driver in a Paris suburb sparked rebellion across France. Hundreds of local town halls, police stations, schools, libraries, health centres, tramways burnt, looting of shopping centres and local boutiques, pitched battles with 45,000 police called out night after night in the major cities.

As I write, French television reports local mayors and their families were threatened – irrespective of political tendencies. Kylian Mbappe, French football captain and world cup champion, himself from a poor Paris neighbourhood, called for calm, stating he and his teammates shared the pain but violence resolved nothing.

Mbappe’s statement reflected a reality. The rebellions across France were set off by one event, but anger, even despair, had been festering, and with it, rejection of the institutions of a democratic Republic. Again, these points, together with the multiplier effects of social media, are underlined in Dancing Before Storms,

Many of those rioting in France this week are of school age. There are calls from the President down for parents to control their children. It will not surprise readers that I come back to the importance of quality education for all – and by quality education I mean more than PISA scores, but education for fulfilment and participation in society – in employment, in communities. Nothing new there. We said it when Education International was founded in Stockholm 30 years ago. It was restated at last year’s UN Transforming Education Summit, recognizing the role of well qualified, well supported teachers. But what is the reality on the ground in country after country? Ramping up expenditure on an increasingly militarized yet exhausted police force is not the answer to urban rebellion. Decent educational opportunities, properly funded, with participation of educators and parents in collaborative engagement to address challenges must be the way forward.

Rebellions of two different types this week in two big countries – Russia and France. But it goes further – into the heartlands of the United States and many other countries – big and small, developed and developing.

Dancing Before Storms was also about historical denials of the signs of impending revolutions. Those signs are all there today.

Robert T Harris

In an upcoming blog: a review of a fascinating book that addresses themes underlying rebellions in Russia and the United States, and the importance of finding opportunity through education, by Fiona Hill, entitled There is nothing for you here. Dr Hill, a coalminer’s daughter from Yorkshire served as the Russia expert on the US National Security Council, famously testified in the first Trump impeachment proceeding, and has now been appointed to be Chancellor of Durham University in the UK.

 

 

 

 

Les lecteurs de « Dancing Before Storms : Five revolutions that made today’s world » demandent souvent : “Où pensez-vous que la prochaine révolution commencera ?”.

Il y a quelques semaines, je pensais “probablement la Russie”.

Le visage médiatisé du groupe mercenaire de Wagner l’a dit publiquement. Puis vint sa rébellion le week-end dernier contre les généraux russes. Il y a des spéculations dans tous les médias – télévision, presse écrite, réseaux sociaux – sur ce qui se passera ensuite.

J’ai fait plusieurs points dans le livre qui sont pertinents ici:

  • Les révolutions, c’est-à-dire le renversement d’un régime, sont généralement précédées de rébellions manifestant un mécontentement majeur, comme la rébellion du Stamp Act dans les colonies américaines ou la rébellion des Boxers dans la Chine impériale.
  • Les révolutions sont presque toujours concomitantes de guerres : avec l’Autriche et la Grande-Bretagne puis à travers l’Europe pendant les 10 ans de la première Révolution française. Et bien sûr, la Première Guerre mondiale a scellé le sort des tsars Romanov
  • Les conséquences des révolutions sont toujours imprévisibles : voir le récit du livre sur les révolutions de 1848 à travers l’Europe.

En parlant du groupe Wagner et des autres Sociétés Militaires Privées (SMP), il convient de rappeler le rôle des armées privées à l’époque coloniale. Le livre raconte comment la Compagnie britannique des Indes orientales, avec une armée plus importante que celle officielle de la Grande-Bretagne, a été nationalisée à la suite des guerres de l’opium qui ont conduit à la prise de contrôle de Hong Kong. Les groupes de mercenaires à but lucratif ne sont pas nouveaux !

La rébellion et la marche sur Moscou de Wagner ont été la grande histoire du week-end dernier.

Puis cette semaine, la fusillade par la police d’un conducteur sans permis de 17 ans dans une banlieue parisienne a déclenché une rébellion dans toute la France. Des centaines de mairies, de commissariats, d’écoles, de bibliothèques,  centres de santé, et tramways incendiés, des pillages de centres commerciaux et de boutiques de quartier, des batailles rangées avec 45 000 policiers appelés nuit après nuit dans les grandes villes.

Au moment où j’écris, la télévision française rapporte que les maires locaux et leurs familles ont été menacés – quelles que soient les tendances politiques. Kylian Mbappe, capitaine de football français et champion de la coupe du monde, lui-même originaire d’un quartier pauvre de Paris, a appelé au calme, affirmant que lui et ses coéquipiers partageaient la douleur mais que la violence n’avait rien résolu.

La déclaration de Mbappe reflétait une réalité. Les rébellions à travers la France ont été déclenchées par un événement, mais la colère, voire le désespoir, s’est envenimée, et avec elle, le rejet des institutions d’une République démocratique. Encore une fois, ces points, ainsi que les effets multiplicateurs des médias sociaux, sont soulignés dans Dancing Before Storms,

Beaucoup de ceux qui émeutes en France cette semaine sont de jeunes mineurs. Le président à appeler les parents à contrôler leurs enfants. Cela ne surprendra pas les lecteurs que je revienne sur l’importance d’une éducation de qualité pour tous – et par éducation de qualité, j’entends plus que les scores PISA, mais une éducation pour l’épanouissement et la participation à la société – dans l’emploi, dans les communautés. Rien de nouveau. Nous l’avons dit lors de la fondation de l’Internationale de l’Education à Stockholm il y a 30 ans. Il a été réaffirmé lors du Sommet de l’ONU sur la transformation de l’éducation de l’année dernière, reconnaissant le rôle d’enseignants qualifiés et soutenus. Mais quelle est la réalité sur le terrain, pays après pays ? Augmenter les dépenses d’une force de police de plus en plus militarisée mais épuisée n’est pas la réponse à la rébellion urbaine. Des opportunités éducatives décentes, correctement financées, avec la participation des éducateurs et des parents dans un engagement collaboratif pour relever les défis doivent être la voie à suivre.

Des rébellions de deux types différents cette semaine dans deux grands pays – la Russie et la France. Mais cela va plus loin – au cœur des États-Unis et de nombreux autres pays – grands et petits, développés et en développement.

Dancing Before Storms concernait également les dénégations historiques des signes de révolutions imminentes. Ces signes sont tous là aujourd’hui.

 

Robert T Harris

 

Dans un blog à venir : une critique d’un livre fascinant qui aborde les thèmes sous-jacents aux rébellions en Russie et aux États-Unis, et l’importance de trouver des opportunités grâce à l’éducation, par Fiona Hill, intitulé Il n’y a rien pour vous ici. Le Dr Hill, la fille d’un mineur de charbon du Yorkshire, a été l’expert russe du Conseil de sécurité nationale des États-Unis, a témoigné dans la première procédure de destitution de Trump et a maintenant été nommée chancelière de l’Université de Durham au Royaume-Uni.

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